Meeting unitaire de soutien aux Fralib par le Parti socialiste et les Partis de Gauche

La Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône se félicite du succès du meeting unitaire de soutien aux Fralib le mardi 18 octobre 2011 à Marseille.
Les salariés du Comité d’entreprise ont salué l’unité du Parti socialiste, du PCF, du NPA, du Front de Gauche, des Alternatifs, de la Fase, des Rouges Vifs, du Partit occitan et d’EE-Les Verts, pour soutenir les salariés en lutte.
Yannick OHANESSIAN, secrétaire fédéral à la formation, représentant Jean-David CIOT, Premier secrétaire fédéral, a réitéré l’action du Parti socialiste dans le combat des salariés pour la reprise de leur usine, la cession de la marque « Eléphant » et enfin l’obtention d’une prime de licenciement décente. Il a salué cette lutte exemplaire et emblématique des délocalisations effrénées, illégitimes et inhumaines en France.
La Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône a soutenu cette initiative. Elle tient à rappeler cependant que le combat continue. Le meeting a permis aux salariés d’annoncer que la direction de Fralib este une nouvelle fois en justice le comité d’entreprise suite à l’occupation du site en septembre dernier.
Jean-David CIOT, Premier secrétaire fédéral appelle les militants socialistes à rester mobilisés et attentifs à l’évolution de la situation des Fralib.
Il invite chacun d’entre nous à signer la pétition en ligne de soutien http://www.lapetition.be/en-ligne/Pour-le-maintien-de-l-emploi-industriel-et-de-l-activite-a-FRALIB-Gemenos-8938.html
« Celui qui ne participe pas à la lutte participe à la défaite. » Bertold Brecht
Pour mémoire : retour sur le combat des salariés
L’histoire d’Éléphant commence en 1892 avec la création d’une maison de commerce de Thé à Marseille.
Jusque dans les années 1960, c’est une production régionale reconnue. En 1969, la société Ricard prend une participation dans le thé Eléphant. En 1972 le groupe Unilever rachète l’entreprise avec l’objectif principal d’imposer ses propres logos et des marques standardisées. Au début des années 2000 Unilever lance un plan visant à réduire le nombre de ses marques de 1600 à 400. Conséquence directe de ces décisions : la marque Éléphant diffusée exclusivement en France va disparaître au profit de Lipton, qui sera le premier planétaire unique.
Ces décisions d’uniformisation ont entrainé un premier plan social supprimant près de 40 emplois en 2007.
Entre 2005 et 2007 le groupe Unilever se vante d’avoir investi sur le site 5 millions d’euros alors que cela ne correspond qu’à 5 % des 90 millions investis sur l’ensemble de ses sites européens.
En septembre 2010, le groupe annonce la fermeture prochaine de son usine du fait d’une surproduction avérée.
Peu de temps après 20 machines neuves sont achetées pour conditionner le thé dans une usine appartenant à Unilever en Pologne. Il s’agit en fait d’une délocalisation.
En novembre 2010, à la demande du Préfet de Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Unilever et les salariés de l’usine étudient ensemble toutes les alternatives possibles à la fermeture du site à l’occasion d’une table ronde.
Le rapport remis le 10 décembre 2010 insiste sur les origines des difficultés de l’usine vient : un manque de productivité structurelle et des choix stratégiques défavorisant le site.
Apres avoir consulté une trentaine de candidats pour la reprise du site ou pour une production sous-traitée, Unilever maintient l’absence de scenario alternatif.
Le mardi 8 février 2011, les salariés de Fralib remportent la première manche du combat. Le juge des référés du Tribunal de Grande Instance de Marseille constate l’irrégularité manifeste du plan de sauvegarde de l’emploi engagé par Unilever et en interdisant la mise en œuvre.
En juillet 2011, le TGI rejette la demande des salariés d’annulation du plan de licenciement ; le 28 septembre dernier le groupe annonce officiellement la fermeture de l’usine de conditionnement de sachets de thé et d’infusions, ainsi que le licenciement de 182 personnes.
L’enjeu du débat actuel est simple : la cession de la marque Éléphant vieille de 119 ans du groupe Unilever aux salariés.










